Gare SNCF : La ville et l’association de défense unies dans le combat

Date : 12-02-2016

ÇA SE PASSE EN CE MOMENT

29 juin 2017
L’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail a participé à la manif de Toulouse
Les uns étaient venus pour s’opposer à la suppression d’un train de nuit (à l’exemple du comité de soutien à la « Palombe bleue », train de nuit sur Tarbes-Paris), d’autres pour le maintien d’une ligne (notamment celle du « train jaune » sur Latour-de-Carol-Villefranche-de-Conflent), la délégation de l'Association de Défense des Usagers du Rail de Lisle-sur-Tarn était là pour défendre le maintien de personnel au guichet de la gare desservant notre ville. En tout, les représentants de 16 associations de la nouvelle région Occitanie se sont rassemblés jeudi dernier devant la direction régionale de la SNCF en présence de nombreux usagers, à la demande du syndicat CGT des cheminots. Cette manifestation fait suite à la réunion organisée en mai dernier pour s’opposer à la casse du service public et au silence des autorités organisatrices quant aux perspectives liées à la future convention sur le ferroviaire. Après avoir rencontré le directeur régional de la SNCF, le cortège s'est rendu jusqu'à la préfecture pour interpeller l'Etat. Bien décidés à sauver tout ce qu’il sera possible en matière de service public, cheminots et usagers ont fait du succès de cette manifestation le prélude à une rentrée agitée ; ils se sont donnés rendez-vous le 12 septembre prochain… Pour ce qui la concerne, l'Association de Défense des Usagers du Rail de Lisle-sur-Tarn s’inquiète que, depuis le départ en retraite de l’agent titulaire, personne n’ait été affecté sur le poste de vendeur en gare de Lisle-sur-Tarn, tenu depuis plus d’un an de façon aléatoire par du personnel de remplacement. 


COMMUNIQUÉS PLUS ANCIENS (évolution de la situation)

Créée le 7 janvier 2000 pour s’opposer au projet réduction de la présence commerciale en gare de Lisle-sur-Tarn présenté au maire de l’époque Jean Béteille, l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail fut à l’origine de l’énorme mobilisation populaire du samedi 11 mars 2000, qui avait contraint la SNCF à revenir sur sa décision au prix de deux journées d’actions et d’arrêt des circulations. Et il fallut y revenir 3 ans plus tard pour le même motif. A l’instar de celle de Rabastens,  la gare de Lisle-sur-Tarn a vu depuis la disparition du guichetier le samedi et le dimanche.  Aujourd’hui, c’est d’une fermeture totale dont il est question, coïncidant comme par hasard au non remplacement de l’agent commercial officiant en semaine, ayant fait part de ses droits à la retraite, au printemps 2016 à Lisle-sur-Tarn et à Rabastens en suivant… Et ce malgré la convention liant l’ex région Midi-Pyrénées à la SNCF en ce qui concerne l’amélioration de la qualité du service, et plus particulièrement le maintien des horaires d’ouverture des gares et guichets ! S’appuyant sur la démographie croissante de la ville et les projets économiques et urbanistiques qu’elle porte, la municipalité a saisi la direction régionale de la SNCF, qui n’a toujours pas fait part de ses intentions. Présente le 12 février dernier à Toulouse lors de la venue de Guillaume Pépy, l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail a saisi les instances régionales et compte bien lancer une action d’envergure pour peser sur les assises du rail qui doivent sceller l’avenir du service public ferroviaire sur la nouvelle région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées. Une motion fut également adoptée à l’unanimité le même jour au département, à la demande de Maryline Lherm et Paul Salvador, conseillers départementaux du canton Vignobles et Bastides. A suivre, donc…

Mars 2016
Soulevée il y a quelques semaines par un syndicat de cheminots à l’occasion de la venue à Toulouse du président de la SNCF, Guillaume Pépy, la menace de fermeture du guichet de la gare de Lisle-sur-Tarn a incité l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail à reprendre du service. De son côté, Maryline Lherm, maire de la ville a aussitôt adressé un courrier au directeur TER de Toulouse, et alerté les instances politiques en vue d’une action à mener en commun dans un avenir très proche. Même si les dirigeants régionaux de la SNCF se veulent rassurants quant au maintien d’un personnel de vente à Lisle-sur-Tarn, du moins « jusqu’à la fin de l’année » en vertu de la convention liant l’entreprise nationale à l’ex région Midi-Pyrénées (notamment en ce qui concerne le maintien des horaires d’ouverture des gares et guichets), aucun agent ne serait nommé, de source syndicale en remplacement du titulaire du poste ayant fait valoir ses droits à la retraite au printemps. Cette situation se vérifie malheureusement en gare d’Albi-Madeleine où le guichet est régulièrement fermé plusieurs jours par semaine. La présence de services publics tels que la gare ou la poste compte autant que celle de services médicaux, écoles, collège et commerces dynamiques dans le choix de s’installer dans une ville. C'est d'autant plus vrai que la ville de Lisle-sur-Tarn vient de lancer un programme immobilier d’envergure. La population est invitée à signer massivement la pétition initiée par l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail.


Avril 2016
Aussitôt qu’elle a appris, de source syndicale qu’une menace de non remplacement de l’agent commercial en gare de Lisle-sur-Tarn ayant fait part de ses droits à la retraite, l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail a démarré une campagne de sensibilisation des utilisateurs, qu’ils empruntent le train quotidiennement pour se rendre à leur travail ou plus ponctuellement pour des voyages d’affaires ou d’agrément. « Il n’y a pas que ceux qui prennent le train qui doivent se sentir concernés. Au même titre que la Poste, les services médicaux, écoles et collège, la gare assure un maillon du service public dans la ville », rappellent les membres de l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail qui ont déposé une pétition chez plusieurs commerçants de la ville ainsi qu’à l’accueil de la mairie. Si elle a également saisi les nouveaux élus de la nouvelle région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées vers lesquels les responsables de la SNCF semblent renvoyer la décision de maintenir ou non du personnel commercial dans les gares de la dimension de celle de Lisle-sur-Tarn, l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail n’est pas seule dans ce combat. Elle aussi fortement sensibilisée par le maintien d’un service public de qualité au regard d’une démographie croissante et des projets économiques, urbanistiques et de politique sociale qu’elle nourrit à court terme, la ville voit également un intérêt majeur au maintien de personnel en gare. Après avoir sensibilité les élus du territoire, la maire de Lisle-sur-Tarn doit rencontrer les responsables Toulousains de la SNCF courant avril en vue d’un accord qu’elle souhaite positif, en plein démarrage  des « Etats Généraux du Rail » qui se tiennent d’avril à juin.

Mai 2016

Depuis quelques mois, l’inquiétude grandit devant la menace de disparition de l’agent commercial en gare de Lisle-sur-Tarn ; une fermeture du guichet équivalant à une fermeture totale de la gare ! Regroupés au sein de l’Association Lisloise de Défense des Usagers du rail, les usagers de la SNCF se sont mobilisés contre ce projet, ont alerté les élus ainsi que la population en distribuant une pétition chez les commerçants de la ville qui a recueilli près d’un millier de signatures. De son côté, la municipalité est particulièrement sensible au maintien d’un service public de qualité, et ne peut accepter ce recul social qui, de plus irait à l’encontre des projets de développement qu’elle porte. « La démographie Lisloise est en hausse constante et les réalisation à court terme vont encore accélérer ce phénomène », précise Maryline Lherm, en rappelant le redémarrage imminent de la ZAC du Rivalou (130 logements), l’extension de la zone d’activités de L’Albarette et surtout le projet municipal lié au vieillissement (logements pour personnes âgées fragilisées en relation avec l’EHPAD existant). « En 1994, l’automatisation de la ligne a vu réduire de moitié la période de vente en gare de Lisle-sur-Tarn. Depuis une dizaine d’années, le service n’est plus assuré les samedi, dimanche et jours fériés. Aujourd’hui, il est indispensable que nous puissions conserver au moins le service en l’état », insiste la maire qui voit du positif dans son entrevue avec le directeur régional de la SNCF, Jacques Rascol à la permanence du député Jacques Valax. Maryline Lherm a également rencontré la présidente du conseil régional, Carole Delga, en lui demandant d’inscrire le dossier Lislois à l’ordre du jour des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité. Interpellée par des usagers en situation de handicap (dont un malvoyant), elle a également engagé une réflexion entre la SNCF, le service des routes du département du Tarn et les services de la ville, afin de permettre l’accessibilité du quai 2 de la gare de Lisle-sur-Tarn aux personnes à mobilité réduite, et doter la ville d’un pôle multimodal fonctionnel, utilisable par un plus grand nombre d’usagers.

juillet-août 2016
Un courrier rassurant de Carole Delga
Depuis le début de l’année, la mobilisation de l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail ne désarme pas face au projet de fermeture du guichet en gare de Lisle-sur-Tarn. La rencontre avec Guillaume Pépy, le 12 février dernier à l’occasion de sa venue à Toulouse à la demande des cheminots fut le point de départ d’une série d’actions visant, dans un premier temps au remplacement de l’agent titulaire ayant fait part de ses droits à la retraite au printemps, dans le respect de la convention liant l’ex région Midi-Pyrénées à la SNCF jusqu’à la fin de l’année 2016. De son côté, Maryline Lherm, maire de la ville a défendu ce dossier auprès du directeur régional de la SNCF, Jacques Rascol, et alerté la présidente de la région Occitanie, Carole Delga avec le soutien des élus du département, le député Jacques Valax, le sénateur Philippe Bonnecarrère et la conseillère régionale Claire Fita notamment. Elle a également fait voter une motion, à l’unanimité au conseil départemental. Présente aux côtés des membres de l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail, la maire de Lisle-sur-Tarn a également profité de l’étape Albigeoise des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité, le 30 mai dernier, pour rappeler la démographie croissante de sa ville et les projets économiques et urbanistiques qu’elle porte, autant de points justifiant la présence d’un service public de qualité. Le doute ôté jusqu’à la fin de l’année, on attend à présent la conclusion du CESER (Conseil Economique, Social et Environnemental Régional) pour savoir ce que deviendra la gare de Lisle-sur-Tarn à partir du 1er janvier 2017. La lettre de Carole Delga reçue en mairie le 11 juillet se veut rassurante, la présidente de la région Occitanie ayant demandé à la Direction Régionale de la SNCF de lui « confirmer la pérennité du guichet de la gare de Lisle-sur-Tarn ». A suivre…

 

 

Janvier-février 2017 
Les usagers s’organisent
Il a été refait à neuf il y a quelques années, le parking de la gare est déjà saturé. Il suffit de circuler dans les environs de la gare pour se rendre compte que les usagers du train, toujours plus nombreux, doivent désormais stationner leurs véhicules en dehors de cet espace qui leur est dédié. « Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre le train », constatent les abonnés qui utilisent ce moyen de transport quotidiennement  pour se rendre à leur travail. Ce phénomène grandissant va dans le sens de l’évolution démographique de la ville, que le recensement de la population en cours devrait confirmer dans les semaines à venir. « Las de la vie Toulousaine, j’ai choisi de m’installer à Lisle-sur-Tarn parce qu’il y a une gare accueillante et que tous les trains s’y arrêtent », explique un de ces nouveaux usagers et ardent défenseur du maintien du service en gare. Malgré tous ces points positifs, l’Association Lisloise de Défense des Usagers du Rail, qui s’était constituée dans le début des années 2000 pour maintenir une présence commerciale au guichet de Lisle-sur-Tarn, a du reprendre du service il y a un an pour le même motif. Parallèlement à l’action de l’association qui veille au quotidien sur le maintien du service public, les usagers ont formé un groupe dont la mission est que chacun puisse être informé en temps réel des nouveautés et événements, en gare ou dans le train (horaires, retards, perturbations), mais aussi faire part de ses remarques, propositions ou attentes. Ce groupe d’usagers sert aussi à s’organiser en cas de retards ou de suppressions de trains. Rejoignez le groupe des usagers de la gare de Lisle-sur-Tarn en vous connectant sur usagers-gare-lisle@googlegroups.com.